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Un Ordre monastique hérité
d'une tradition d'ermitage.

L'HISTOIRE DU CARMEL

 

Nous sommes Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie, nous sommes frères et sœurs de Notre-Dame ! Le modèle de consécration dans notre famille religieuse est celui de la Vierge Marie et du mystère de son union au Christ.

Fin du XIIe siècle, les pèlerins et les croisés venus en Terre Sainte, désireux de s'y installer, s'établirent au mont Carmel, une chaîne de montagnes du nord d'Israël. Ils menèrent une vie de frères ermites, suivant les traces d'Elie, là où il avait lui-même vécu avec ses frères prophètes.

Le désert, la montagne sont donc le fondement de notre vie monastique. La Règle primitive donnée par le Patriarche de Jérusalem entre 1206 et 1214 les invitait à suivre et à servir le Christ en méditant jour et nuit la Parole de Dieu.

Après les incursions des Sarrasins, les frères du Carmel se sont répandus en Occident. Des reclus ou « béguines » se sont regroupés, formant une communauté de Carmélites notamment avec Françoise d'Amboise à Vannes (France) en 1464.

C'est dans l'un de ces monastères, à Avila, en Espagne, que Thérèse d'Ahumada entra le 2 novembre 1535. En 1562, Thérèse inaugura un nouveau petit Carmel Sait Joseph, fortement implanté dans la prière, la pauvreté, la clôture. Cela a été rendu possible par le petit nombre des sœurs dans la communauté, et le désir de remonter aux origines de l'Ordre.

La vie associative y est exigeante. L'intention apostolique est claire : Thérèse a vécu les malheurs de son époque (Réforme protestante, Amérindiens abandonnés) comme un drame personnel : elle voulait faire quelque chose !

 

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La vocation des Carmélites déchaussées est un don de l'Esprit, qui les invite à "l'union secrète avec Dieu"... et un grand amour pour l'Eglise.            

Constitutions of the Discalced Carmelites n° 10

UN CARMEL À JÉRUSALEM

Fondé en 1873 par un groupe de Carmélites venues de Carpentras, en France, il s’inscrit dans la longue tradition monastique du Mont des Oliviers.

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Théâtre de plusieurs évènements de l’Ancien Testament, endroit où les pieds du Seigneur se poseront quand la gloire de Dieu reviendra à Jérusalem, selon Zacharie (14, 3-4), le Mont des Oliviers fut souvent fréquenté par le Christ et ses apôtres. Selon la tradition, c’est là qu’il leur enseigna la prière du "Notre Père" et qu’il prononça les discours eschatologiques.
 
En 325, lorsque sainte Hélène, arrive en Terre Sainte, outre le Saint Sépulcre et la Basilique de la Nativité, elle fait construire, au sommet du Mont des Oliviers, la Basilique de l’Eleona à l’emplacement de la « grotte des Enseignements », ainsi qu’un édifice en l’honneur de l’Ascension. 

A partir de cette époque, le Mont des Oliviers a connu une vie monastique intense, marquée notamment par les figures de Mélanie l’Ancienne et Mélanie la Jeune. Le massacre de nombreux moines, lors de l’invasion perse au VIIe siècle, marqua une première attaque vigoureuse contre cette vie monastique, dont le véritable coup d’arrêt correspond à la prise de Jérusalem en 1198, par Saladin, qui chassa tous les chrétiens.
 
Au XIXe siècle, alors que le siège patriarcal latin est rétabli à Jérusalem en 1847, la Princesse Aurélie de la Tour d’Auvergne se consacre tout entière à refaire de la montagne un lieu de prière. Elle rencontre Mère Xavier, carmélite française, habitée par un appel profond à fonder un Carmel à Jérusalem. Les vicissitudes n’épargnent pas leur dessein, mais la Providence veille et permet qu’un Carmel soit fondé au Mont des Oliviers, jouxtant les vestiges de l’antique basilique de l’Eleona. Mère Aloysia, du Carmel français de Carpentras, en fut la première prieure.