À l’Éléona, la France restaure un lieu de prière et de mémoire
- Carmel du Pater Noster

- 31 mai
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Dernière mise à jour : 15 juin

Après près d’un an et demi de travaux, le sanctuaire de l’Éléona et la grotte du Pater Noster, sur le mont des Oliviers, ont été officiellement rouverts le 1er juin lors d’une cérémonie présidée par le patriarche latin, le cardinal Pierbattista Pizzaballa. Une cinquantaine de personnes ont participé à cette célébration à l’invitation du Consulat Général de France à Jérusalem
La matinée a débuté par une célébration animée par le père Laurent Balas, des Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs), auxquels est confiée la gestion du sanctuaire. Fait rare, les carmélites du Pater avaient quitté leur clôture toute proche pour s’associer à l’événement.
Selon la tradition chrétienne, c’est dans la grotte sous le parvis que Jésus enseigna à ses disciples la prière du Notre Père. Le site est devenu au fil des siècles l’un des hauts lieux de pèlerinage de Jérusalem. Depuis le XIXe siècle, il appartient à la France grâce au don effectué par la princesse de La Tour d’Auvergne.
Dans son message, le cardinal Pizzaballa a rappelé que la restauration d’un sanctuaire ne pouvait être séparée de la restauration des relations humaines.
« Nous ne sommes pas venus seulement bénir des pierres et des murs », a-t-il déclaré. « Nous sommes venus rappeler qui est la véritable maison de Dieu. »
S’appuyant sur la première lettre de saint Pierre, le patriarche latin a souligné que les croyants sont appelés à devenir eux-mêmes les « pierres vivantes » de l’Église. Le véritable sanctuaire n’est pas seulement celui que l’on restaure dans la pierre, mais celui qui se construit dans la communion, le pardon et la confiance.
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Dans une Terre Sainte marquée par la guerre et les divisions, son appel a pris une tonalité particulière. « Nous avons restauré un lieu saint, mais qui reconstruira la confiance entre des peuples qui, depuis des générations, se regardent avec peur ? » a-t-il demandé.
Évoquant les blessures du conflit, il a rappelé que « cette terre, baignée du sang de tant de fils — juifs, chrétiens et musulmans — crie vers le ciel ». Avant d’ajouter : « Une communauté qui ne pardonne pas est une Église en ruine, même si ses murs sont neufs. »
Pour le patriarche, le lieu où Jésus enseigna le Notre Père demeure un appel à devenir des « artisans de réconciliation », convaincus que « sans justice il n’y a pas de paix véritable, et sans pardon il n’y a pas d’avenir ».
Le Consul général de France à Jérusalem, Nicolas Kassianides, a salué l’aboutissement d’un chantier qu’il a qualifié de « travail collectif exemplaire » au service du patrimoine religieux de Jérusalem et de l’accueil des visiteurs..........
Quelques photos de la célébration :

















































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